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Vous savez déjà que vous voulez devenir infirmier, et vous êtes passé à la question suivante : concrètement, à quoi ressemblent ces trois années, et comment fait-on pour vivre pendant ce temps-là quand on a un loyer, un crédit ou des enfants.
Vous savez déjà que vous voulez devenir infirmier, et vous êtes passé à la question suivante : concrètement, à quoi ressemblent ces trois années, et comment fait-on pour vivre pendant ce temps-là quand on a un loyer, un crédit ou des enfants. C’est la bonne question, et c’est celle qui décide de la faisabilité du projet bien plus que la motivation.
En résumé :
Le financement se prépare avant l’entrée en formation, pas au premier semestre. Prenez rendez-vous avec un conseiller Avenir Actifs ou appelez le 09 72 01 02 03. Service public, gratuit, sans engagement, confidentiel, financé et piloté par France compétences.
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Trois ans, organisés en six semestres, et sanctionnés par le diplôme d’État d’infirmier. Cette durée ne se négocie pas et ne se raccourcit pas par une activité professionnelle exercée dans un autre secteur. Une personne qui arrive de la logistique, du commerce ou de l’industrie suit la même formation initiale qu’un bachelier entré par Parcoursup, année de formation après année de formation.
Une passerelle existe, et elle est encadrée. Les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture qui justifient de plusieurs années d’exercice relèvent d’une voie de sélection spécifique. À la clé, un parcours de formation qui peut être partiel : certaines unités d’enseignement ou certains stages sont dispensés au regard des compétences déjà validées. L’ampleur de ces allègements dépend de votre dossier et de l’institut, pas d’une règle uniforme. Posez la question à l’IFSI, c’est lui qui décide.
Attention aux raccourcis rencontrés en ligne. Il n’existe ni formation accélérée au métier d’infirmier, ni validation des acquis de l’expérience permettant d’obtenir le diplôme d’État d’infirmier sans passer par l’institut. Se reconvertir vers ce métier suppose d’intégrer un IFSI, sans exception. Si une offre vous promet le contraire, elle parle d’autre chose.
La formation représente environ 4 200 heures, partagées à peu près à parts égales entre l’enseignement et la pratique. C’est ce partage qui surprend le plus les adultes en reconversion : vous ne retournez pas seulement sur les bancs, vous travaillez en service dès la première année.
Les cours couvrent les sciences biologiques et médicales, les sciences humaines, les soins et les méthodes de travail. L’évaluation se fait au fil des semestres, en contrôle continu et en partiels. Des unités d’enseignement sont à valider pour passer d’une année à l’autre. Un échec à une unité se rattrape, mais il se rattrape en plus du reste.
Les stages se déroulent en établissement de santé, en centre de soins, en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, en psychiatrie, à domicile ou en santé publique, et ils changent à chaque période. Vous découvrez donc plusieurs univers de soin au cours des trois ans, ce qui est précieux pour choisir votre premier poste. Ils se font aux horaires du service, ce qui inclut les matinées très tôt, les soirées, la nuit et le week-end.
Le rythme est celui d’un temps plein, avec des vacances plus courtes que dans un cursus universitaire classique. Ajoutez le travail personnel du soir. Ajoutez surtout le temps de trajet vers les lieux de stage, qui ne sont pas toujours proches de l’institut ni de votre domicile. C’est le point que les candidats sous-estiment le plus souvent quand ils bâtissent leur budget.
Vous n’avez pas suivi de formation longue depuis des années ? Notre article sur la reconversion après 40 ans dans le Grand Est revient sur ce que change un retour aux études en seconde partie de carrière.
La région compte plusieurs instituts de formation en soins infirmiers, rattachés à des centres hospitaliers ou à des structures privées, répartis sur les trois anciennes régions. Le diplôme délivré est le même partout : c’est un diplôme d’État, il ne porte pas la marque de l’institut.
Ce qui change d’un IFSI à l’autre, ce sont des paramètres très pratiques. La distance et le temps de trajet quotidien, d’abord : ils se paient trois ans durant. Les terrains de stage rattachés à l’institut, ensuite, qui déterminent en partie ce que vous verrez. Les frais de scolarité et le coût de la vie sur place. Et le nombre de places ouvertes sur votre voie d’accès.
Un conseil d’ordre pratique : candidatez auprès des IFSI qui vous intéressent plutôt que d’un seul. Les places réservées aux candidats issus de la formation professionnelle continue, la FPC, sont contingentées. Une candidature unique vous expose donc à attendre une année entière. Le déroulé de cette sélection, dossier, entretien et parfois épreuve écrite, est détaillé dans notre article sur le concours infirmier en reconversion. Vous y verrez aussi pourquoi passer le concours ne veut plus dire la même chose qu’il y a vingt ans.
C’est le nœud du projet, et il se traite avant l’entrée en IFSI. Une formation de trois ans représente un engagement financier autant que personnel, et beaucoup de personnes en reconversion découvrent ce point trop tard.
Pendant les trois ans, vous relevez de l’une de ces trois situations. Salarié en formation, si un dispositif prévoit le maintien de tout ou partie de votre rémunération pendant votre parcours. Demandeur d’emploi en formation, si vous avez quitté votre poste et que votre situation ouvre droit à une prise en charge. Étudiant sans revenu de remplacement, si aucun dispositif n’est mobilisable dans votre cas. Ces trois statuts n’ouvrent pas les mêmes droits, ni les mêmes protections.
À cela s’ajoutent deux postes de dépense à ne pas oublier dans le calcul. Les frais liés à la formation elle-même, variables selon l’institut, et les frais liés aux stages : déplacements, parfois hébergement, tenues. Les stages font l’objet d’une gratification dans certaines conditions, dont le montant ne remplace pas un salaire.
Autrement dit, la vraie question n’est pas « est-ce que je peux financer la formation », mais « comment je vis pendant trois ans ». Les deux réponses ne se construisent pas au même endroit.
Des financements existent selon votre situation, et un conseiller Mon CEP Grand Est vous aide à identifier lequel vous concerne. Ce qui détermine la réponse, ce n’est pas le métier visé, ce sont votre statut actuel, votre ancienneté, votre secteur et la façon dont vous quittez votre emploi.
Quelques repères pour préparer cette conversation, sans conclure à votre place.
Si vous êtes salarié du privé et que vous cherchez à rester rémunéré pendant une formation longue, le projet de transition professionnelle fait partie des dispositifs à instruire. Son acceptation dépend d’un dossier et de l’organisme qui l’examine. Elle n’est jamais acquise d’avance. Et le calendrier de dépôt doit être compatible avec celui de l’IFSI.
Si vous disposez de droits sur votre compte personnel de formation, ils constituent une brique, rarement la totalité, pour un parcours de cette durée. La façon dont ils se combinent avec un autre dispositif se regarde au cas par cas : notre article sur le dossier CPF et PTP dans le Grand Est décrit les articulations possibles.
Vous travaillez déjà dans le secteur de la santé, comme aide-soignant ou auxiliaire de puériculture ? La promotion professionnelle interne existe dans certaines structures, y compris dans la fonction publique hospitalière. Elle se négocie avec votre employeur, pas avec un organisme extérieur. C’est souvent la voie la plus sécurisante quand elle est ouverte.
Si vous envisagez de démissionner, vérifiez les conditions avant de poser votre lettre. La démission pour reconversion obéit à un ordre d’étapes contre-intuitif, et une erreur de séquence coûte cher.
Dans tous les cas, méfiez-vous des informations trouvées sur des forums ou dans des articles non datés. Les dispositifs de financement de la formation évoluent, et une aide qui existait il y a deux ans peut avoir disparu depuis. C’est exactement le genre de vérification qu’un conseiller fait avec vous, sur votre situation, à la date d’aujourd’hui.
Le diplôme d’État d’infirmier ouvre sur des exercices très différents : l’hôpital, la clinique, l’établissement pour personnes âgées, les soins à domicile, la santé au travail, la santé scolaire, la protection maternelle et infantile, le centre de santé. La profession figure parmi les métiers en tension du secteur sanitaire et social dans le Grand Est. Cela ne garantit aucun poste à titre individuel. Mais cela change la perspective quand on hésite à investir trois ans.
Le diplôme n’est pas non plus un point d’arrivée. Après quelques années d’exercice, les infirmiers peuvent viser une spécialisation : infirmier de bloc opératoire, infirmier anesthésiste, infirmière puéricultrice, ou encore la pratique avancée. D’autres évoluent vers l’encadrement comme cadre de santé, ou vers un nouveau projet professionnel dans la formation. L’exercice en libéral est également possible après une durée d’expérience en établissement. Changer de voie une deuxième fois reste donc ouvert, sans repartir de zéro.
Pour situer ce métier parmi les autres professions du secteur, lisez notre panorama des métiers du sanitaire et social dans le Grand Est. Et pour reprendre l’ensemble du parcours depuis le début, le guide devenir infirmier par la reconversion professionnelle.
Le conseil en évolution professionnelle ne dispense pas la formation et ne prépare pas la sélection d’entrée. Pour la pédagogie, votre interlocuteur est l’IFSI.
Un conseiller intervient sur ce qui entoure la formation, et qui décide souvent de sa réussite. Vérifier que le projet tient debout dans votre situation, sur trois ans et pas seulement au démarrage. Identifier les dispositifs de financement mobilisables selon votre statut et votre ancienneté. Anticiper les conséquences de la façon dont vous quittez votre emploi. Construire un calendrier qui fasse tenir ensemble le dépôt d’un dossier de financement et le calendrier de l’institut. Et préparer une alternative si la première candidature n’aboutit pas.
Le service s’adresse aux salariés du privé et aux travailleurs indépendants. Il est gratuit, confidentiel, sans engagement, financé et piloté par France compétences.
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Combien de temps dure la formation d’infirmier en reconversion ?
Trois ans, soit six semestres en institut de formation en soins infirmiers, comme pour tous les autres étudiants. Seuls les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture expérimentés peuvent suivre un parcours partiel, dont l’ampleur dépend de leur dossier et de l’institut.
Peut-on suivre la formation en soins infirmiers à temps partiel ou à distance ?
Non. La formation se suit à temps plein, et la moitié du volume horaire se déroule en stage, sur les horaires des services. Il n’existe pas de version à distance du diplôme d’État d’infirmier.
Peut-on garder son salaire pendant les trois ans ?
Cela dépend du dispositif mobilisé et de votre situation. Certaines voies prévoient un maintien partiel ou total de la rémunération, d’autres non. C’est une question à trancher avant l’entrée en formation, parce qu’elle conditionne la faisabilité du projet sur toute sa durée.
Le CPF suffit-il à financer une formation d’infirmier ?
Rarement à lui seul, compte tenu de la durée du parcours. Vos droits constituent le plus souvent une brique à combiner avec un autre dispositif. La combinaison possible dépend de votre statut et se vérifie avec un conseiller sur votre situation réelle.
Quel statut a-t-on pendant la formation en IFSI ?
Salarié en formation, demandeur d’emploi en formation, ou étudiant sans revenu de remplacement, selon le dispositif qui finance votre parcours. Ces trois statuts n’ouvrent ni les mêmes droits ni les mêmes protections, et le vôtre se détermine avant l’entrée en formation.
Les stages sont-ils rémunérés ?
Les stages font l’objet d’une gratification dans certaines conditions. Son montant ne remplace pas un salaire et ne suffit pas à couvrir les frais de déplacement et d’hébergement liés aux périodes de stage, qu’il faut intégrer au budget.
Peut-on obtenir le diplôme d’infirmier par la VAE ?
Non. Le diplôme d’État d’infirmier ne s’obtient pas par la validation des acquis de l’expérience. Intégrer un IFSI est obligatoire, y compris pour les professionnels déjà en poste dans le secteur de la santé.
Existe-t-il une passerelle depuis un autre métier du soin ?
Une passerelle existe pour les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture expérimentés, sous la forme d’un parcours de formation partiel. Pour les autres métiers, sage-femme ou professions médicales comprises, les conditions relèvent de dispositions particulières à vérifier auprès des IFSI, aucune règle générale ne s’applique.
Y a-t-il des IFSI dans le Grand Est ?
Oui, plusieurs instituts sont répartis sur le territoire régional, rattachés à des centres hospitaliers ou à des structures privées. Le diplôme délivré est identique partout. Ce qui diffère, ce sont la localisation, les terrains de stage, les frais et le nombre de places ouvertes sur chaque voie d’accès.
Combien coûte un accompagnement Mon CEP dans le Grand Est ?
Rien. Le service est entièrement gratuit, financé et piloté par France compétences, confidentiel et sans engagement, pour les salariés du privé comme pour les travailleurs indépendants. Prenez rendez-vous avec un conseiller Avenir Actifs ou appelez le 09 72 01 02 03.
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