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Devenir infirmier par la reconversion professionnelle : le guide

Vous travaillez dans le commerce, l'industrie, l'administration ou la restauration, et l'idée de devenir infirmier revient régulièrement.

Vous travaillez dans le commerce, l’industrie, l’administration ou la restauration, et l’idée de devenir infirmier revient régulièrement. Peut-être depuis une hospitalisation dans votre entourage, peut-être depuis que votre métier actuel a perdu son sens à vos yeux. La question qui suit est toujours la même : est-ce que c’est encore possible, à mon âge, avec ma situation, et par où commence-t-on ?

En résumé :

  • Le métier d’infirmier s’exerce avec le diplôme d’État d’infirmier, qui se prépare en trois ans dans un institut de formation en soins infirmiers, l’IFSI. Il n’existe d’ailleurs pas de voie plus courte pour l’obtenir.
  • Il n’y a aucune limite d’âge pour entrer en IFSI. Les personnes en reconversion professionnelle passent par une voie de sélection distincte de celle des lycéens. Cette voie s’adresse aux candidats qui justifient d’une expérience professionnelle.
  • Les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture qui ont exercé plusieurs années relèvent d’une troisième voie. Leur parcours de formation peut être partiel.
  • La formation représente environ 4 200 heures, moitié cours, moitié stages. C’est donc un engagement de trois ans à temps plein, avec des périodes en horaires décalés.
  • Des financements existent selon votre situation, et un conseiller Mon CEP Grand Est vous aide à identifier lequel vous concerne. Le CEP ne prépare pas la sélection et ne dispense pas la formation : pour cela, l’interlocuteur est l’IFSI.

Vous voulez savoir si ce projet tient debout dans votre situation, avant d’engager trois ans ? Prenez rendez-vous avec un conseiller Avenir Actifs ou appelez le 09 72 01 02 03. Service public, gratuit, sans engagement, confidentiel, financé et piloté par France compétences.

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Pourquoi le métier d’infirmier attire autant de reconversions ?

Les infirmières et les infirmiers font partie des métiers vers lesquels les reconversions professionnelles convergent le plus, tous secteurs de départ confondus. Trois raisons reviennent dans les entretiens.

La première tient au sens. Beaucoup de personnes qui changent de métier ne cherchent pas d’abord un meilleur salaire, mais un travail dont l’utilité se voit à la fin de la journée. Le soin coche cette case de façon très directe.

La deuxième tient à l’emploi. La profession fait partie des métiers en tension du secteur sanitaire et social, dans le Grand Est comme ailleurs. Cela ne garantit aucun poste à titre individuel, mais cela change la perspective quand on hésite à investir trois ans.

La troisième tient à la diversité des exercices possibles. Le même diplôme ouvre sur l’hôpital, la clinique, l’établissement pour personnes âgées ou les soins à domicile. Il mène aussi à la santé au travail, à la santé scolaire et à la protection maternelle et infantile. L’exercice libéral est une autre possibilité. Si vous connaissez mal ce champ, notre panorama des métiers du sanitaire et social dans le Grand Est situe le métier d’infirmier parmi les autres professions du secteur.

Reste que ces trois raisons parlent du métier vu de l’extérieur. La suite de cet article parle du chemin, qui est plus exigeant que ce que beaucoup imaginent au départ.

Peut-on devenir infirmière à 30, 40 ou 50 ans ?

Oui. L’entrée en formation en soins infirmiers ne connaît aucune limite d’âge, et les promotions d’IFSI accueillent chaque année des personnes en seconde partie de carrière. Ce n’est pas une tolérance, c’est en effet le fonctionnement normal de la voie réservée à la formation professionnelle continue.

Ce qui change avec l’âge, ce n’est donc pas le droit d’entrer, ce sont les contraintes autour. Votre date de naissance n’est pas ce qui pèse le plus lourd dans la faisabilité du projet. Ce qui compte, c’est un crédit immobilier, des enfants, un conjoint dont l’emploi ne se déplace pas. Et un revenu actuel qu’il faut remplacer pendant trois ans.

Deux points de vigilance, en revanche, se regardent en face avant de vous lancer.

Le premier concerne la charge physique. Les stages et l’exercice du métier impliquent le port de charges, la station debout prolongée et des horaires décalés. La nuit et le week-end en font également partie. Ce n’est pas rédhibitoire, mais cela se prépare.

Le second concerne le retour aux études. Trois ans après un long temps sans formation, cela demande une réorganisation complète de votre semaine. Si vous vous interrogez plus largement sur ce que change une reconversion en seconde partie de carrière, notre article sur la reconversion après 40 ans pose les repères communs à tous les métiers.

Quelles sont les voies d’entrée en IFSI pour un candidat en reconversion ?

C’est le point le plus mal compris, parce que les règles ont changé et que beaucoup d’informations en ligne datent d’avant cette réforme. Il existe aujourd’hui trois voies d’entrée distinctes, et vous ne relevez que d’une seule d’entre elles.

Premier malentendu à lever : on parle encore couramment du « concours infirmier », et l’expression reste employée partout, y compris par les candidats. Dans les faits, l’entrée en formation ne passe plus par le concours national d’autrefois. Pour un adulte en reconversion, il s’agit d’une sélection sur dossier et entretien, organisée par chaque institut. Le mot concours reste pratique pour se comprendre, mais ce n’est plus l’épreuve que vos proches ont peut-être passée il y a vingt ans.

Les trois voies d’entrée en IFSI

La voie de la formation initiale, d’abord. Elle passe par la plateforme Parcoursup et s’adresse principalement aux lycéens et aux étudiants. Si vous êtes en emploi depuis plusieurs années, ce n’est pas votre porte d’entrée.

La voie de la formation professionnelle continue, ensuite. C’est celle des candidats en reconversion professionnelle qui justifient d’une durée minimale de cotisation à un régime de protection sociale, au titre d’une activité professionnelle. Les IFSI organisent eux-mêmes la sélection, en dehors de Parcoursup, sur dossier et entretien. Le nombre de places sur cette voie reste limité et varie d’un institut à l’autre.

La voie des professionnels du soin, enfin. Les aides-soignants et les auxiliaires de puériculture qui justifient de plusieurs années d’exercice relèvent d’une sélection spécifique. À la clé, un parcours de formation plus court selon les compétences déjà validées.

Conséquence pratique : la première démarche à faire n’est pas de chercher une préparation. C’est d’identifier de quelle voie vous relevez. Contactez ensuite les IFSI qui vous intéressent pour connaître leur calendrier et leurs conditions exactes. Ces règles évoluent, et seul l’institut fait donc foi pour la session en cours.

Un satellite dédié à la préparation du concours infirmier en reconversion viendra compléter ce guide (à venir).

Comment se déroule la formation en soins infirmiers ?

La formation conduisant au diplôme d’État d’infirmier dure trois années, soit six semestres, et représente de l’ordre de 4 200 heures. Elle se répartit à parts sensiblement égales entre l’enseignement théorique et la formation clinique en stage.

Les enseignements couvrent les sciences biologiques et médicales, les sciences humaines, les sciences et techniques infirmières, ainsi que le raisonnement clinique. Les stages, eux, se déroulent dans quatre grands types de lieux. Il y a les soins de courte durée, et les soins de longue durée et de réadaptation. Viennent ensuite la santé mentale et la psychiatrie, puis les soins individuels ou collectifs sur des lieux de vie.

Les trois contraintes à anticiper

Trois éléments à intégrer dès maintenant, parce qu’ils décident souvent de la faisabilité du projet.

D’abord, vous ne choisissez pas vos stages en fonction de votre domicile. L’institut peut vous affecter dans un établissement à plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui suppose un moyen de transport et une organisation familiale qui tiennent.

Ensuite, les horaires suivent ceux du service, pas ceux d’un centre de formation. Selon les stages, cela signifie des levers très tôt, des nuits, des week-ends.

La formation est enfin à temps plein. Il n’existe pas de version du diplôme d’État d’infirmier en cours du soir ou en formation courte à distance. Si vous cherchez une entrée plus rapide dans le soin, la question n’est pas celle du raccourci. C’est celle d’un autre métier, aide-soignant par exemple, avec un passage plus tard vers l’IFSI.

Le contenu pédagogique, le calendrier et les modalités relèvent des instituts de formation. Un conseiller Mon CEP ne dispense pas la formation et ne la remplace pas : il vous aide à vérifier que ces trois ans sont tenables dans votre situation.

Un satellite consacré à la durée, aux IFSI et au financement de la formation complétera ce guide (à venir).

Comment financer une reconversion vers le métier d’infirmier ?

C’est la question qui fait abandonner le plus de projets, souvent trop tôt, parce que les candidats l’affrontent seuls et sans information fiable.

Le principe est simple à énoncer : des financements existent selon votre situation, et un conseiller Mon CEP Grand Est vous aide à identifier lequel vous concerne. Ce qui détermine votre réponse, ce n’est pas le métier visé, ce sont votre statut actuel, votre ancienneté, votre secteur et la façon dont vous quittez votre emploi.

Quelques repères pour préparer cette conversation, sans conclure à votre place.

Si vous êtes salarié du privé et que vous souhaitez rester rémunéré pendant une formation longue, le projet de transition professionnelle est l’un des dispositifs à instruire. Son acceptation dépend d’un dossier et de l’organisme qui l’examine, elle ne va jamais de soi.

Si vous envisagez de démissionner, sachez que la démission pour reconversion professionnelle obéit à des conditions précises, à vérifier avant de poser votre lettre. Notre article sur la démission pour reconversion détaille l’ordre des étapes, qui n’est pas intuitif.

Si vous travaillez déjà dans un établissement de santé, la voie de la promotion professionnelle interne existe dans certaines structures. Elle se négocie toutefois avec votre employeur, pas avec un organisme extérieur.

Dans tous les cas, méfiez-vous des informations trouvées sur des forums ou dans des articles non datés. Les dispositifs de financement de la formation évoluent. Ainsi, une aide qui existait il y a deux ans peut avoir disparu depuis. C’est exactement le genre de vérification qu’un conseiller fait avec vous, sur votre situation, à la date d’aujourd’hui.

Vous voulez faire le point sur ce qui est finançable dans votre cas précis ? Prenez rendez-vous avec un conseiller Avenir Actifs ou appelez le 09 72 01 02 03. Le service est gratuit, confidentiel et sans engagement.

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Quel statut et quel salaire pendant les trois ans, puis après ?

Pendant la formation, votre statut dépend de la voie par laquelle vous êtes entré et du dispositif qui finance votre parcours. Vous pouvez être salarié en formation, demandeur d’emploi en formation, ou étudiant sans revenu de remplacement. Ces trois situations n’ouvrent pas les mêmes droits, et c’est un point à trancher avant l’entrée en IFSI, pas au premier semestre.

Après le diplôme, la rémunération dépend du secteur d’exercice et de votre ancienneté. Le salaire d’un infirmier en établissement public suit une grille indiciaire. Celui d’un infirmier en clinique privée relève en revanche d’une convention collective. L’exercice libéral fonctionne sur un tout autre modèle, avec un chiffre d’affaires et des charges à assumer. Comparer un salaire d’infirmier à votre revenu actuel n’a donc de sens qu’une fois le mode d’exercice précisé.

Un mot sur l’exercice en libéral, puisque la question vient souvent tôt : il s’ouvre après une durée d’expérience professionnelle en établissement, et il ne s’improvise pas. Ce sera l’objet d’un article dédié (à venir).

Dernier point sur l’horizon d’après, parce qu’il compte quand on hésite à investir trois ans à 40 ans : le diplôme d’État n’est pas un point d’arrivée. Un infirmier diplômé d’État, l’IDE, peut ensuite se spécialiser, en bloc opératoire, en anesthésie, en puériculture. Il peut aussi évoluer vers des fonctions d’encadrement comme cadre de santé. Ces formations complémentaires sont accessibles après quelques années d’exercice. Autrement dit, vous n’entrez pas dans un métier figé, vous entrez dans une filière où il reste possible d’évoluer.

Comment vérifier que ce projet vous correspond avant de vous engager ?

Trois ans de formation, une baisse de revenu probable, une réorganisation familiale : le coût d’un projet mal ajusté est élevé. Avant de candidater, quatre vérifications valent la peine.

Confronter la représentation au réel, d’abord. Le métier d’infirmier ne se résume pas à la relation d’aide. Il comporte en effet une part importante de technique, de traçabilité, de coordination et de gestion de l’urgence. En milieu hospitalier, vous suivez plusieurs patients en même temps, dans un service dont le rythme ne se négocie pas. Rencontrer des professionnels qui exercent, ou passer par une immersion, remet souvent les choses à leur place, dans un sens comme dans l’autre.

Interroger votre motivation ensuite, au sens précis du terme. L’entretien de sélection porte largement dessus, et une motivation qui tient en une phrase générale sur l’envie d’aider les autres passe rarement. Ce qui tient, c’est un projet que vous savez raconter : d’où vous venez, ce qui a déclenché l’envie de changer, ce que vous avez vérifié depuis.

Vérifier vos aptitudes ensuite, sans complaisance mais sans vous censurer. Un bilan de compétences peut servir à cela quand le doute porte sur vous plutôt que sur le métier.

Regarder les autres portes du même secteur, aussi. Si ce sont les soins qui vous attirent et non spécifiquement le rôle infirmier, d’autres métiers du soin méritent un examen, aide-soignant, ambulancier, ou encore les métiers de la rééducation. Il serait dommage de renoncer au secteur parce qu’une seule voie ne colle pas.

Chiffrer enfin le trou de revenu sur trois ans, en euros et par mois. C’est la vérification que les candidats font le plus tard, et c’est celle qui fait le plus de dégâts quand elle arrive au deuxième semestre.

Comment un conseiller Mon CEP Grand Est vous accompagne

Un conseiller Mon CEP ne vous inscrit pas en IFSI, ne prépare pas la sélection et ne dispense aucune formation. Son rôle est en amont, et il est précisément celui qui manque le plus aux personnes en reconversion : clarifier le projet et sécuriser son financement.

Concrètement, sur un projet infirmier, le travail porte sur quatre choses. Vérifier de quelle voie d’entrée vous relevez. Mettre à plat vos compétences transférables et votre parcours, y compris ce que votre métier actuel vous a appris et qui servira dans le soin. Identifier les dispositifs de financement adaptés à votre statut. Et construire le calendrier réel du projet, du premier contact avec un IFSI jusqu’à l’entrée en formation.

Si votre réflexion est encore plus large que le métier d’infirmier, notre guide de la reconversion professionnelle dans le Grand Est reprend la démarche depuis le début.

Mon CEP Grand Est, porté par Avenir Actifs, c’est le conseil en évolution professionnelle dans votre région. Le service est entièrement gratuit, financé et piloté par France compétences, confidentiel et sans engagement. Il est neutre également : nous n’orientons vers aucun institut ni aucun organisme de préparation en particulier.

Instruisez votre projet d’infirmier avant de le lancer. Prenez rendez-vous avec un conseiller Avenir Actifs ou appelez le 09 72 01 02 03 pour faire le point sur vos options concrètes.

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FAQ : devenir infirmier en reconversion professionnelle

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