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Le retour de congé parental soulève des questions légitimes. Quel poste retrouve-t-on ? Quel salaire ? Quelles obligations pèsent sur l'employeur ?
Le retour de congé parental soulève des questions légitimes.
Quel poste retrouve-t-on ? Quel salaire ? Quelles obligations pèsent sur l’employeur ?
En résumé :
Que la reprise du travail intervienne après un congé parental d’éducation à temps plein, ou à la suite d’un retour de congé maternité immédiatement prolongé par un congé parental, les droits du salarié sont identiques. Ce guide couvre tout, depuis le début du congé parental jusqu’à l’issue du congé. Il s’inscrit dans le cadre plus large des droits du salarié et des obligations de l’employeur, pour vous permettre d’aborder ce moment sereinement.
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Tout salarié du secteur privé peut bénéficier d’un congé parental d’éducation dès lors qu’il justifie d’au moins un an d’ancienneté à la date de naissance ou d’adoption de l’enfant.
Ce droit s’applique au père comme à la mère, quel que soit le type de contrat (CDI ou CDD).
Les deux parents peuvent bénéficier d’un congé parental, de façon simultanée ou successive.
La demande de congé parental d’éducation est ouverte à tout parent salarié éligible, sans distinction de sexe.
Le premier congé parental débute en général après le congé de maternité ou de paternité.
L’employeur ne peut pas refuser cette absence dès lors que les conditions légales sont réunies.
Le droit au congé parental en France est d’ordre public.
Depuis la loi du 9 mars 2023, l’ancienneté requise s’apprécie à la date de naissance de l’enfant, et non à la date de la demande.
La durée initiale du congé parental d’éducation est d’un an maximum.
Le congé parental d’éducation a ainsi une durée totale pouvant atteindre trois ans, car ce congé parental peut être renouvelé deux fois, dans la limite du troisième anniversaire de l’enfant.
Il peut être pris à temps plein ou comme congé parental à temps partiel, avec un minimum de 16 heures de travail à temps partiel hebdomadaires.
Pour prendre le congé, le salarié informe l’employeur par lettre recommandée avec accusé de réception ou par lettre remise en main propre contre décharge.
Le délai est de deux mois avant la date de début du congé si celui-ci ne débute pas immédiatement après le congé maternité, ou d’un mois avant la fin du congé de maternité dans le cas inverse.
Toute prolongation doit être notifiée dans les mêmes formes, avant la prise du congé suivant et avant la fin du congé parental en cours.
Pendant le congé parental, le contrat de travail est suspendu.
Il n’est pas rompu : les droits du salarié sont préservés et le lien contractuel demeure — une protection similaire à celle prévue en cas d’arrêt maladie longue durée.
Durant le congé, le salarié ne perçoit pas de salaire. Si le congé parental remplit les conditions d’éligibilité, la prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE), versée par la CAF, peut compenser partiellement cette absence de revenus.
Pendant son congé parental à temps partiel, le salarié maintient une activité réduite.
Le temps de travail est alors fixé contractuellement.
Si le congé est à temps plein, toute la période de congé parental implique une suspension complète de l’activité.
Durant un congé parental à temps plein, le licenciement est interdit, sauf faute grave ou impossibilité de maintien du contrat pour un motif étranger au congé.
À l’approche du retour du congé parental, beaucoup de salariés s’interrogent.
Voici ce que le code du travail prévoit.
Après le congé, le salarié retrouve obligatoirement son poste ou un emploi similaire.
L’employeur ne peut pas imposer un changement de poste sans justification, ni proposer un salaire inférieur à celui du début du congé parental.
Un salarié après un congé parental peut être réaffecté à un emploi similaire uniquement si son poste d’origine n’est plus disponible. Affecter une personne en congé parental à des tâches sans rapport avec son emploi d’origine, au retour de congé, peut constituer une discrimination indirecte (Cass. soc., 14 novembre 2019).
La reprise du travail s’effectue selon les conditions du contrat d’origine.
Les horaires de travail et la durée de travail ne peuvent pas être modifiés unilatéralement.
Tout changement requiert l’accord exprès du salarié avant la date de reprise.
Le code du travail prévoit, à l’article L.1225-55, que le salarié retrouve son précédent emploi ou un emploi similaire assorti d’une rémunération au moins équivalente à celle perçue avant son départ en congé.
Le salarié ayant bénéficié d’un congé parental ne peut pas se voir imposer un emploi différent de son poste d’origine sans justification valable.
Cet emploi similaire doit réunir des fonctions comparables, une classification identique et une rémunération au moins équivalente à celle perçue avant le départ.
Le contrat de travail ne peut être modifié — classification, salaire, lieu de travail — sans l’accord du salarié.L’employeur ne peut pas réduire le périmètre de poste ni les responsabilités sans l’accord du salarié. Si vous avez un doute sur votre situation, vous pouvez parler gratuitement à un conseiller — sans inscription, en moins de 10 jours.
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À l’issue de son congé parental, plusieurs droits s’appliquent automatiquement.
Congés payés.
Les jours de congé acquis avant le départ sont conservés intégralement.
Le salarié peut les prendre immédiatement après le congé.
En revanche, aucun nouveau congé n’est acquis pendant la suspension du contrat, sauf accord de branche plus favorable.
Augmentations salariales.
Si des augmentations générales ont été accordées dans l’entreprise durant le congé, le salarié peut en bénéficier à son retour, notamment lorsqu’une convention collective ou un accord d’entreprise le prévoit.
Entretien professionnel.
L’entretien professionnel au retour du salarié est une obligation légale depuis la loi du 5 mars 2014.
Rebaptisé entretien de parcours professionnel (EPP) par la loi du 24 octobre 2025, ce rendez-vous permet de faire le point sur la situation professionnelle, la rémunération et les besoins de formation immédiatement après le congé parental. C’est aussi l’occasion d’engager une démarche d’évolution professionnelle au sein de votre entreprise.
Un nouveau dispositif enrichit le cadre existant.
Le congé supplémentaire de naissance est accessible à partir du 1er juillet 2026 pour tout parent d’un enfant né ou adopté à compter de cette date.
Il permet de prendre un ou deux mois de congé indemnisé, à l’expiration du congé de maternité, selon le choix du parent.
Ce congé doit être pris dans les 9 mois suivant la naissance.
Ce nouveau droit complète le congé parental existant.
Il ne le remplace pas mais représente une avancée concrète pour les familles.
Mon employeur peut-il me changer de poste à mon retour ?
Non, sauf si votre poste d’origine n’est plus disponible.
Dans ce cas, le nouveau poste doit être similaire : fonctions comparables, classification équivalente, salaire au moins identique à celui perçu avant le congé parental.
Vais-je retrouver le même salaire ?
Oui. La loi garantit le maintien de votre rémunération.
Tout versement inférieur à votre salaire avant le début du congé parental est contraire au code du travail.
Puis-je poser mes congés payés juste après mon congé parental ?
Oui. Les congés payés acquis avant le départ sont conservés et peuvent être posés à l’issue du congé.
En revanche, vous n’avez pas acquis de nouveaux jours de congé durant le congé parental à temps plein.
Mon employeur doit-il m’organiser un entretien au retour ?
Oui. C’est une obligation légale.
Cet entretien de parcours professionnel (EPP) permet de faire le point sur votre parcours, votre rémunération et vos besoins en formation.
Peut-on bénéficier d’un congé parental si on est en CDD ?
Oui. Un salarié en CDD peut prendre un congé parental si le contrat est en cours et que la condition d’ancienneté d’un an est remplie à la date de naissance.
Le congé ne peut cependant pas dépasser le terme du CDD : si le contrat arrive à échéance pendant le congé, il prend fin à la date prévue.
Est-ce que j’acquiers des congés payés pendant le congé parental ?
Non, sauf accord de branche ou convention collective plus favorable.
Aucun droit à congé n’est acquis durant le congé parental à temps plein.
Mon congé parental peut-il être interrompu avant son terme ?
Oui, dans certains cas prévus par la loi.
Le congé parental ne peut être interrompu que pour des motifs précis : nouvelle naissance, décès de l’enfant, perte d’emploi du conjoint, ou divorce/séparation lorsque le salarié assume seul la charge de l’enfant.
La demande doit être adressée par lettre recommandée.
Où trouver un accompagnement gratuit dans le Grand Est ?
Les conseillers d’Avenir-Actifs accompagnent les actifs du Grand Est — salariés, indépendants, demandeurs d’emploi — dans 71 sites en région, avec un premier rendez-vous en moins de 10 jours. Le service est gratuit, confidentiel et sans inscription préalable.
En résumé
Le cadre légal est protecteur : poste garanti, salaire maintenu, congés payés conservés, entretien professionnel obligatoire.
Quand votre congé parental touche à sa fin et que vous souhaitez préparer votre retour à l’emploi, les conseillers Avenir-Actifs Grand Est sont disponibles pour vous accompagner, gratuitement et en toute confidentialité. Ils l’ont fait, lisez leurs témoignages.
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